Retour à la case départ : Shlomi à la maison
Depuis ce moment-là, la relation avec l’établissement de ma fille s'est dégradé. Les échanges entre la famille et les éducateurs de l’établissement deviennent compliqués. Au cours de l'hiver, sans que je sois consultée, le planning et le projet de Shlomi ont été modifiés. L'IME a voulu mettre en place une journée par semaine de visite dans un groupe qui prépare au foyer de vie.
J'en ai été informée par mail et j'ai tout de suite notifié mon désaccord avec cette mesure, par mail. Je n'ai pas reçu d'autre réponse et j'ai pensé que l'affaire était entendue. Pour autant, l'établissement a tenté d'envoyer Shlomi dans ledit groupe, sans m'en informer. Shlomi, non plus, n'était pas d'accord et a refusé de descendre du taxi. C'est la conductrice du taxi qui m'en a averti, et non la direction de l'IME ou l'éducateur référent de Shlomi.
Suite à cet évènement et aux tensions vécues au sein de l'IME, (absence d'échanges constructifs) le suivi de Shlomi en pâtit. Elle subit de mauvaises conditions pour poursuivre sa prise en charge et, à la mi-mars 2023, le médecin décide de la maintenir à la maison pour une durée indéterminée, en attendant que les conditions soient de nouveau réunies pour permettre une reprise dans de bonnes conditions.
À la maison, il faut stimuler Shlomi, lui trouver des activités adéquates alors que, à cette époque de l'année, en avril, toutes les structures sont déjà remplies. Rechercher des activités dans la commune même où nous habitons est compliqué, du fait du handicap. Les réponses qui reviennent régulièrement lorsque l'on sollicite les associations sont : "Nous ne sommes pas formés" ou "nous n'avons pas les moyens". L'inclusion est donc un vain mot.
La seule solution qui me restait était de mettre une annonce sur les réseaux sociaux : "recherche éducateur-trice spécialisé-e", mais je n'ai pas eu de réponse tout de suite.
Le temps a passé, je me suis dirigée vers des services pour les jeunes comme la Mission Locale. Là encore, il a fallu un peu batailler pour qu’elle puisse s’inscrire en tant que jeune en recherche de formation pour son projet professionnel. Au bout de trois mois, la structure a fini par admettre que la situation de Shlomi rentrait dans ses attributions, mais qu'ils ne savent pas comment l’intégrer dans le groupe, car la situation est toute nouvelle pour eux.
Heureusement, j'ai fini par trouver un éducateur spécialisé pour accompagner Shlomi pendant quelques heures, durant lesquelles ils se sont rendus ensemble à la Mission Locale. En juillet 2023, enfin, le travail sérieux pouvait commencer, mais les vacances d'été aussi...

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