Shlomi peut-elle encore espérer retourner à l'école ?

                                                           Shlomi et ses parents


Depuis cette dernière réunion ESS du 28 juin 2012 dont le bilan "constructif" a été "Quelle solution pour Shlomi en septembre 2012?", la plupart des autorités administratives concernées n'ont plus montré grand intérêt pour le cas de ma fille.

Je la garde à la maison. Elle fréquente divers centres de loisirs, mais au niveau scolaire: c'est le néant. Inévitablement Shlomi en 529 jours de déscolarisation a eu largement le temps de perdre la plupart de ses acquis. D'ailleurs son institutrice en CLIS ainsi que son médecin ont attesté de cette perte par écrit. Je dois rester à la maison pour m'occuper d'elle, tout activité professionnelle m'est donc impossible.

Mes demandes d'IME sont toujours en cours, mais le temps joue contre nous puisque dès lors que Shlomi atteindra l'âge de 16 ans, l'Ecole n'est plus obligatoire. Peut être est ce la raison pour laquelle les autorités administratives concernées prennent tout leur temps avant de s'activer?


La solution que j'ai imaginée serait que dans l'attente d'une place en IME, Shlomi se retrouve en cycle ULIS, comme elle s'est retrouvée en CLIS en attendant une admission à l'IME de Quimperlé qui n'est jamais arrivée. Je suis consciente que Shlomi aurait des difficultés à suivre en cycle ULIS, mais il s'agit uniquement de fréquenter une école pour maintenir ses acquis scolaire en attendant une place en IME.

A moi seule, je ne peux rien faire avancer. Que font donc les autres acteurs en charge du parcours scolaire de Shlomi ? 

Encore une fois, je me heurte au refus de l'Inspectrice Académique pour la solution que je propose (n'est ce pas étonnant que ce soit toujours moi qui soit à l'origine des initiatives?) et m'oriente vers la MDA. Elle ne nous donne plus de nouvelles depuis le 4 février 2013. Effet: nul.

Depuis la dernière réunion ESS du 28 juin 2012, la MDA ne nous a pas aidés davantage dans notre recherche de structure d'accueil. Elle ne nous a même pas proposé de solutions provisoire. Effet: nul.

L'assistante sociale de mon quartier (Conseil Général) m'a dit qu'elle ne pouvait rien faire à ce sujet. Effet: nul.

Je me suis adressé à M. Le Préfet le 5 mars 2012. Le 29 mars suivant, il était à l'époque convenu que Shlomi irait à l'IME de Quimperlé, il m'a adressé un courrier pour me dire qu'il considérait le dossier comme clos. Sauf que Shlomi n'a finalement pas été admise en IME, j'ai beau lui avoir notifié ce refus en lettre recommandée avec avis de réception, le M. Le Préfet ne m'a plus donné de nouvelles. Effet: nul. 

J'ai écris une lettre au Ministère de l'Education en Septembre 2012. Dans un courrier du  23 octobre 2012, j'ai eu une réponse du Chef du Cabinet, Benoît Richard: il m'oriente vers le Recteur de l'Académie de Rennes à qui il a transmis mon courrier en lui demandant "d'y apporter un soin tout particulier". Effet: nul. 

Fin de l'année 2012, j'ai réussi à avoir au téléphone la secrétaire du Ministère de l'Education Nationale. Je la relance par rapport à la réponse que m'a adressée le Ministère. Apprenant que ma fille est déscolarisée depuis septembre 2011. Elle me répond:
"Madame, en France, un enfant qui ne va pas à l'école, cela n'existe pas!"
Je me fais donc un plaisir de lui renvoyer les pièces de mon dossier.
Le 6 décembre 2012, je reçois alors un courrier du Ministère m'annonçant que tout est mis en oeuvre pour trouver une structure d'accueil pour Shlomi. Monsieur Vincent Peillon a pris connaissance de l'entretien téléphonique que j'ai eu avec son secrétariat. Je n'ai jamais eu de nouvelles après ça.



Effet: Nul. 

Voir les lettres du Ministère.

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Malgré tout, je ne suis pas seule dans mon combat. 

M. Le Maire de Gestel, ma commune de résidence, a appuyé toutes mes démarches. Il a pris contact avec M. Le Maire de Pont-Scorff qui est également membre du Conseil Général, celui ci s'est prononcé en faveur de ma demande de CLIS auprès de l'Inspectrice Académique. Shlomi a pu retourner à l'école à temps partiel (CLIS) pendant 3 mois.

L'assistante sociale de la Maison des Adolescents atteste des différents besoins de Shlomi et m'épaule dans mes demandes de subventions, pour financer des organismes privés d'éducation (jusque là à ma charge) pour que ma fille progresse au niveau scolaire.

Les divers médecins de Shlomi ont su constater la volonté de ma fille à aller l'école, ils accèdent à mes demandes de certificats médicaux pour appuyer mes démarches.

Je partage le récit de notre situation aberrante à qui veut l'entendre. Je ne veux surtout pas que ma fille tombe dans l'oubli dans l'indifférence totale. J'aimerais mobiliser l'opinion publique. Il paraît que le gouvernement y prête attention. Peut être qu'ainsi il nous accordera plus de considération. Je suis fatiguée, mais je lutterai jusqu'au bout pour que ma fille retourne à l'école, et monter dans une grue m'apparaîtrait comme une formalité pour défendre les intérêts de mon enfant. Si l'Etat et les collectivités territoriales continuent de m'ignorer, j'utiliserai des moyens extrêmement inventifs et élaborés pour manifester mon exaspération.

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